Français Anglais Musée du compagnonnage à Tours
Musée du Compagnonnage
Musée du Compagnonnage
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Des hommes et des métiers

Les compagnons du tour de France sont d’abord des hommes de métiers. Le métier est une activité « manuelle » liée à la transformation de la matière. En sont donc exclues les professions intellectuelles et de services telles qu’architecte, comptable, vendeur, ingénieur, médecin, etc. Le métier recouvre un processus complet de transformation et non une fraction très spécialisée d’activité. Les métiers du Compagnonnage peuvent être répartis selon les matériaux travaillés : le bois, la pierre, les métaux, le cuir et les textiles, l’alimentation.

Le nombre des métiers intégrés dans le Compagnonnage a varié au cours des siècles. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle près de trente métiers étaient organisés en compagnonnages.

Dans le secteur du bâtiment : les tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs, menuisiers, serruriers, plâtriers, peintres-vitriers. Dans la métallurgie : les taillandiers-forgerons, maréchaux-ferrants, charrons, poêliers, couteliers, fondeurs, ferblantiers, cloutiers, épingliers. Dans le secteur du cuir : les tanneurs-corroyeurs, selliers, bourreliers (deux associations distinctes), blanchers-chamoiseurs (ou mégissiers), boursiers-culottiers. Le secteur des activités textiles comprenait les : tailleurs d’habit, teinturiers, cordiers, toiliers (tisserands), tondeurs de drap, chapeliers. Les tonneliers-doleurs étaient déjà présents, ainsi que les vanniers. On peut ajouter à cette liste le métier de typographe, organisé comme un compagnonnage jusqu’au XVIIe siècle.

Compagnon charron Flouret, 1915. Photo R. Nourry

Charrette et brouette dans une carafe, par le compagnon charron Flouret, 1915. Photo R. Nourry 

Photo R. Nourry. Bottine du compagnon cordonnier

Bottine du compagnon cordonnier Pinet, fin XIXe s.
Photo R. Nourry

 

Au cours du XIXe siècle, trois nouveaux métiers seront « compagnonnisés » : ceux de cordonnier (1808, après une éclipse de plus d’un siècle), de sabotier (1809), de boulanger (1811) et de tisseur-ferrandinier (1831). Mais s’éteindront progressivement jusque dans les années 1950 ceux de poêlier, coutelier, fondeur, ferblantier, cloutier, épinglier, tanneur-corroyeur, blancher-chamoiseur, boursier-culottier, tailleur d’habit, teinturier, cordier, toilier, tondeur de drap, chapelier, sabotier.

En revanche, au XXe siècle, seront intégrés ceux de cuisinier, pâtissier, plombier, maçon, paysagiste, carrossier (par évolution du métier de charron), chaudronnier, électricien, ébéniste, maroquinier, tapissier.

 L’Union Compagnonnique reconnaît près de cent métiers différents, mais ils ne sont pas organisés en son sein par sociétés corporatives autonomes, à l’encontre de ce qui existe à l’Association ouvrière et à la Fédération Compagnonnique.

Escalier à dessous coulissant
(1825)

Musée du Compagnonnage

8 rue Nationale
37000 Tours
Tél : 02 47 21 62 20

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