Français Anglais Musée du compagnonnage à Tours
Musée du Compagnonnage
Musée du Compagnonnage
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XVIIe siècle

Au XVIIe siècle apparaissent des divisions entre sociétés et des difficultés avec l’Eglise. Les documents relatifs aux compagnons se multiplient et concernent de nombreux métiers. L’implantation d’associations de compagnons est constatée dans de nombreuses villes de France. Les tailleurs de pierre et d’autres ouvriers laissent des graffiti composés d’outils et de surnoms sur le Pont du Gard, l’escalier à vis de Saint-Gilles-du-Gard, le temple de Diane à Nîmes, etc.

Les menuisiers font l’objet de poursuites à Dijon en raison de leur agitation contre les maitres et de leurs rixes. Tout au long du siècle, des compagnonnages sont constatés chez les tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, tourneurs, chapeliers, cordonniers, selliers, bonnetiers, fondeurs, serruriers, maréchaux, tailleurs d’habit, couteliers, imprimeurs. 

A partir de 1645 et jusqu’à la fin du XVIIe siècle, l’Eglise réprouve et sanctionne les désordres, débauches, « pratiques impies, sacrilèges et superstitieuses » de plusieurs compagnonnages. Elle prononce une « Résolution » en Sorbonne à leur encontre en 1655, à l'initiative d'Henry Buch, fondateur des Frères cordonniers et tailleurs.

Graffiti de compagnon tailleurs de pierre, Nîmes

Graffiti de compagnon tailleurs de pierre, Nîmes

Henry Buch

Henry Buch

 

En 1677, à Dijon, la justice constate l’existence de deux associations rivales de compagnons menuisiers : ceux du Devoir et les Gaveaux (ou Gavots). Contrairement à une affirmation répandue, ces derniers ne semblent pas issus des conflits entre catholiques et protestants. Il existe également deux associations ennemies chez les chapeliers : celle des compagnons du Devoir et celle des Droguins ou Bons Enfants

Escalier à dessous coulissant
(1825)

Musée du Compagnonnage

8 rue Nationale
37000 Tours
Tél : 02 47 21 62 20

Escalier à dessous coulissant (1825) Plan d'accès
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