Français Anglais Musée du compagnonnage à Tours
Musée du Compagnonnage
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Premières traces

Les premières traces du Compagnonnage remonteraient au Moyen Age. Ce n’est qu’à partir de documents que l’on peut attester l’existence de groupements de jeunes ouvriers qui voyagent, s’entraident, pratiquent des rites en diverses circonstances et possèdent des attributs et un vocabulaire identitaires. La plupart des plus anciennes mentions de compagnons proviennent des archives judiciaires.

XIIIe siècle : un vitrail de la cathédrale de Chartres et un autre de celle de Bourges représentent des tailleurs de pierre au travail. Le bandeau à décor de feuilles ou de fleurs que certains portent autour de la tête pourrait être l’une des premières représentations des « couleurs fleuries » (rubans) des compagnons passants tailleurs de pierre.

Le siège de Rhodes 1480

Le siège de Rhodes 1480
BnF, MS latin 6067

1419-1420 : une ordonnance de Charles VI concerne les compagnons cordonniers « de plusieurs langues et nations [qui] allaient et venaient de ville en ville, ouvrer pour apprendre, connaître, voir et savoir les uns des autres. » Ces lignes ont souvent été considérées comme évoquant la pratique du tour de France.

Entre 1464 et 1476 : à Dijon, la police révèle les pratiques des compagnons couteliers, couturiers et selliers. Organisés en sociétés, ils imposent des droits de bienvenue dits « lave-pied » aux compagnons qui viennent des autres villes, conservent leurs affaires en gage et sanctionnent les récalcitrants.

1480 : une enluminure de Guglielmo Caorcino représente le siège de Rhodes par les Turcs. Pour les empêcher d’envahir la place-forte, les ouvriers s’affairent à consolider les murailles. Derrière les remparts, le grand maître de l’Ordre des Chevaliers de Jérusalem et ses chevaliers reçoivent un groupe de charpentiers et de tailleurs de pierre tenant un outil à la main. Le grand maître pose son bâton sur l’épaule d’un charpentier, un autre s’agenouille, d’autres ouvriers s’avancent vers les chevaliers. Un charpentier et un tailleur de pierre ont la tête ceinte d’un ruban. S’agit-il de « couleurs », comme les ont porté jusqu’au début du XXe siècle les compagnons charpentiers et les tailleurs de pierre, enroulées autour de leur chapeau ?

Il existe d’autres documents qui, sans attester formellement l’existence des compagnonnages, démontrent au moins que des groupes d’ouvriers de divers métiers commençaient à s’organiser indépendamment des corporations urbaines.

Escalier à dessous coulissant
(1825)

Musée du Compagnonnage

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37000 Tours
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